des vins de vignerons


Bruno parcourt les vignobles depuis de longues années à la rencontre de ceux qui font le vin : les vignerons. Il apprécie ceux qui ne ménagent pas leur peine dans les vignes, qui font des choix cohérents, qui défendent leur terroir, et… qui font de bonnes bouteilles à boire ! Ce faisant, il sélectionne pour vous les cuvées les meilleures, celles qui parlent et qui font rêver, celles qui racontent leur histoire et leur terroir.

Des vins de terroirs

Tous les vins proposés au Caméléon sont le fruit du travail de vignerons respectueux de leurs terroirs et de la nature. Ils veillent sur leurs parcelles comme sur leur jardin, font respirer leurs sous-sols en pratiquant le labour et l’enherbement. Ils jouent avec la lune, font valser les cépages, bousculent parfois les traditions. Certains font grandir leurs vins dans des foudres de chêne, d’autres dans des œufs de ciment ou des cuves en inox ; certains sont médiatiques quand d’autres cultivent leur discrétion. Leurs vins sont tous à leur image, vivants, exprimant à travers les bouteilles que vous trouverez ici le meilleur de leur labeur, pour le plus grand plaisir de vos papilles.

Vins biologiques, biodynamiques

La vigne représente 3,7% de la surface agricole française ; elle consomme pourtant à elle seule environ 15% des pesticides (en 2011)… Il était temps que les choses évoluent ! Les apports de pesticides, loin de redonner sa santé à la vigne sur le long terme, rendent la plante plus fragile, moins à même de se défendre, et appauvrissent les sols et l’écosystème : moins de diversité, moins d’insectes, moins d’espèces végétales, c’est un terrain plus favorable au développement de maladies, de nuisibles… ce qui incitent à l’utilisation de pesticides pour pallier à ce déséquilibre… Et ainsi de suite, c’est le cercle vicieux. Fruit d’un long cheminement initié dans les années 60, le vin bio a vu en jour en 2012 en étant reconnu par l’Union Européenne.

Le label AB, relatif il y a quelques années uniquement à la culture de la vigne (« vins élaborés à partir de raisins issus de l’agriculture biologique »), porte aujourd’hui sur tout le processus d’élaboration du vin : culture de la vigne, travail en cave pendant la vinification, mise en bouteille. Il est défini par une réglementation européenne, qui liste les produits et les dosages autorisés. Le label AB atteste ainsi du suivi par le vigneron de cette règlementation.

La biodynamie, labellisée par Demeter, est un label plus strict que la règlementation biologique européenne. Elle s’appuie sur les travaux de Rudolf Steiner (1924), qui prônent une culture respectueuse des sols et des plantes, tout en étant nourricière pour l’homme. Vous trouverez plus d’informations sur le site de demeter.

Vins naturels et vivants

Depuis quelques années, des vignerons courageux ont eu envie d’aller plus loin, en replaçant la culture de la vigne au cœur de leur travail et en supprimant tout intrant œnologique lors de l’élaboration du vin. Aucune règlementation n’existe à ce sujet (donc aucune certification n’est possible) mais une charte qui porte sur cinq points tient lieu de référence :
• culture de la vigne suivant les pratiques biologiques ou biodynamique. Cette base de travail peut être complétée, en fonction des vignerons, des régions, des sols et des cépages, par l’utilisation de tisanes et d’huiles essentielles de plantes, par le suivi des cycles lunaires, par un travail des sols (labour et enherbement, plantation de légumineuses entre les rangs)
• vendanges manuelles (beaucoup plus coûteuses, mais qui permettent de garder le raisin entier, avec sa rafle, alors que la machine éclate les baies et ne prend pas la rafle)
• utilisation des levures indigènes (naturellement présentes sur la peau des raisins, et marqueurs du terroir)
• aucune utilisation de techniques « brutales » pour le vin (osmose inverse, flash pasteurisation…)
• aucun intrant œnologiques lors de la vinification, au maximum moitié moins de sulfites que les vins bios.

La mise en bouteille se fait souvent sans filtration, ou alors avec une filtration légère, pour conserver les bactéries qui vont laisser vivre le vin.
Ces vignerons produisent des vins dits « natures », ou bien « naturels », ou encore « vivants ».

Les vins produits suivant ces règles sont souvent loin des standards agro-industriels qui s’imposent dans le monde entier et que l’on retrouve sur les linéaires des grandes surfaces. Les productions se font sur de petites exploitations, et l’absence d’intrants permet de mettre en avant, sans filtres, l’identité du terroir et les talents de vinificateur du vigneron. Ce sont des vins à la sincérité plus affirmée, sans tricherie, qui évitent de surcroit les maux de tête liés à la présence excessive de sulfites.